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  • © DR/Photorail

    « Le mécanicien et le chauffeur doivent se tenir debout pendant le trajet : le premier, à portée de la manette du régulateur ; le second, à côté de la manivelle du frein. ». (Ordonnance de police de 1846)

  • © Marc de Meulen, La Locomotive, 1889

    Une vue peu coutumière de la cabine depuis le tender.

  • ©DR

    Camille Polonceau

Des primes de charbon ou l’art de stimuler mécaniciens et chauffeurs (1840-1860)

6 février 2020
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Par : Georges Ribeill

En tête de trains inégalement chargés circulant sur des lignes aux profils très variés, comment stimuler mécaniciens et chauffeurs pour tirer le meilleur parti de leurs machines délicates et gloutonnes en un combustible coûteux, le coke ? Instaurer des primes d’économie du combustible, telle est la « carotte » progressivement adoptée par toutes les compagnies. Non sans varier les recettes, les consommations relevant autant de contraintes matérielles que de l’art de la conduite du feu. La conversion tardive de la houille au coke constitue un tournant majeur dans cette quête ininterrompue de réduction des coûts de la traction.

L’ordre ferroviaire, entre injonctions écrites et aiguillons empiriques

En 1993, nous écrivions : « Le service public ferroviaire est synonyme de nombreux impératifs de résultats, d’objectifs exigeants à atteindre, en même temps que l’exploitation ferroviaire est fragile, vulnérable aux aléas du trafic, aux intempéries naturelles, à l’incident technique ou à l’erreur humaine ; seule la concession d’une certaine autonomie à la base permet de résoudre au mieux cette tension entre une fin très exigeante, un environnement aléatoire et des moyens fragiles ; autonomie et responsabilité impliquant tout à la fois des stimulants et des pénalités, et de manière sous-jacente, un principe d’identification facile, d’imputation personnelle, sans équivoque ou ambiguïté 1. » Ainsi par le recours à des primes stimulantes comme à des retenues punitives, s’explique le principe contractuel de l’organisation du travail dans les chemins de fer. À l’appui de cette thèse, écoutons cet observateur



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Une Commentaire

  1. Güntürk Üstün 10 février 2020 21 h 19 min

    Je n’ai aucune idée s’il y a des monuments construits en France ou ailleurs dans le monde honorant les sacrifices vénérables des mécaniciens et des chauffeurs de l’ère de la traction à vapeur. Les diffficultés et les dangers de leur travail ne peuvent être comparés à ceux des conducteurs des locomotives et des rames modernes! Et il faut saluer une fois de plus la France et son univers ferroviaire si ce sont eux qui ont créé les “goggles” spéciaux en premier pour protéger les yeux précieux et vigilants du personnel des locomotives à vapeur.

    Répondre

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