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  • © DR/Photorail

    Le train typique du XIXe siècle : une locomotive à grande cheminée et sans abri pour l’équipe de conduite, des voitures courtes à essieux où sont représentées les trois classes ; noter la voiture de première, en tête, avec ses trois compartiments et son aspect proche de la diligence.

  • © DR/Aquarelle de Paul Bruckmann

    Diligence standard des Messageries royales sous la monarchie de Juillet, avec ses trois compartiments : coupé, intérieur et rotonde, et l’impériale accrochée au siège du postillon.

  • ©CCGPF Fonds cheminot

    Dessin de Cham : « Être à l’heure - Ah quel plaisir de voyager ! »

La lutte des classes entre compartiments voyageurs au début des chemins de fer français

14 janvier 2021
- -
Par : Georges Ribeill

De l’inconfort calibré au confort imposé

La préhistoire des voitures de chemins de fer reste à approfondir. En France, l’héritage des services publics de messageries routières a déterminé la conception des premiers wagons. Les trois compartiments constitutifs des caisses des diligences ont fixé les trois niveaux de confort adoptés par les premiers exploitants, puis convertis en trois classes de tarifs imposées aux compagnies dans leurs cahiers des charges par l’administration. Les compagnies rechigneront à dépenser pour améliorer la condition de leurs usagers captifs, s’évertuant au contraire à entretenir un inconfort poussant au surclassement. Mais l’accès populaire au chemin de fer imposera un confort amélioré.

Au temps des diligences

Avant l’avènement des chemins de fer, les déplacements à grande distance s’effectuaient sur route. Un véritable service public était organisé, tout à fait réglementé, non seulement sous l’angle fiscal de l’usure de la route provoquée par les roues, mais aussi en termes de garanties de sécurité, régularité et confort. La grande diligence, voiture publique qui assure ce service, est divisée en trois compartiments de l’avant vers l’arrière : le coupé, dit aussi parfois le cabriolet, la spacieuse berline ou l’intérieur, et à l’arrière la rotonde, peu appréciée des voyageurs. Les bagages sont placés au-dessus, sur l’impériale, sous une bâche, où une simple banquette offre quelques places, protégées du froid et de la pluie par une capote de cuir. L’attelage est mené par le cocher, qu’assiste un postillon enfourchant le premier cheval de gauche. D’une manière plus générale, les voitures routières sont composites, combinant plusieurs types de compartiments en divers modèles de voitures : coupé, cabriolet, berline, landau, etc.

Une floraison de lois, ordonnances et règlements constitue un véritable « code voiturier », escorté d’une abondante jurisprudence1, dont on retrouvera bientôt l’équivalent ferroviaire2. La sécurité des voyageurs est régie par des obligations relatives aux ouvertures des divers compartiments. Ainsi l’article 13 de l’ordonnance du 10 juillet 1828 réglementant l’usage des voitures publiques distingue divers types de compartiments ou caisses : « La partie des voitures publiques appelée la berline sera ouverte par deux portières latérales ; la caisse dite le coupé ou le cabriolet sera également ouverte par deux portières latérales, à moins qu’elle ne s’ouvre par le devant ; la caisse de derrière, dite la galerie ou la rotonde, pourra n’avoir qu’une porte ouverte à l’arrière.



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