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Détail du « tracteur » de Dorso, ou « nouvelle machine motrice du chemin de fer hipprômique », schéma inséré dans la demande de brevet déposée en 1865 (Institut national de la propriété industrielle).

Le « moteur naturel » hipprômique du mécanicien Dorso (1865)

15 juillet 2021
- -
Par : François Jarrige. Maître de conférences en histoire contemporaine, université de Bourgogne-IUF

Aussi vite que la vapeur ?

En plein essor du chemin de fer, un mécanicien, Dorso, propose en 1865 un nouveau mode de traction dit “hipprômique” Son projet de traction animale repose sur l’utilisation de la force d’un cheval embarqué dans la locomotive et marchant sur un tapis roulant afin d’actionner un mécanisme. Ingénieux ou utopique, son système controversé ne verra pas le jour et n’aura pas l’aboutissement espéré : devenir une alternative à la vapeur.

Brochure de Dorso<br /> dans laquelle il présente<br /> son invention : G. Dorso,<br /> Le salut des chemins de<br /> fer et des voyageurs,<br /> Système hipprômique,<br /> Nouveau mode de<br /> traction sur rails<br /> applicable au 4e réseau,<br /> en utilisant les bas-côtés<br /> des grandes routes<br /> ordinaires, etc., Paris,<br /> Dentu, 1865. © DR

Brochure de Dorso dans laquelle il présente son invention : G. Dorso, Le salut des chemins de fer et des voyageurs, Système hipprômique, Nouveau mode de traction sur rails applicable au 4e réseau, en utilisant les bas-côtés des grandes routes ordinaires, etc., Paris,
Dentu, 1865. © DR

 

En 1865, alors que des réseaux ferrés sont construits partout en Europe, un mécanicien nommé Guillaume-Jacques-Marie Dorso propose un nouveau système de traction dit « hipprômique », dont la particularité est d’utiliser la force d’un cheval vivant à la place de la machine à vapeur1. L’animal ne tire pas les wagons selon les modes de traction habituels, mais est placé à l’intérieur de la locomotive où il marche sur un tapis roulant afin d’actionner le mécanisme. Dorso voit dans « ce nouveau mode de traction sur rail » le « salut des chemins de fer » : « Puisque la vitesse des transports est la nécessité absolue de notre époque, et que les chevaux, placés dans les conditions hipprômiques, peuvent nous transporter aussi vite que la vapeur, pourquoi n’emploierions- nous pas notre moteur naturel, si facile à manier dès qu’il est dressé au service demandé, et que nous possédons à profusion ? »2. Dorso invente aussi un néologisme pour désigner ce nouveau mode de « traction chevaline » : l’« hipprômique », « de ippos (cheval), et de rhômé (force, vigueur) ». Loin d’apparaître comme une excentricité, ce projet suscite alors l’intérêt alors que les utopies et projets ferroviaires se multiplient, et que la traction animale n’a jamais été autant employée. L’idée de créer une machine hybride utilisant la force des chevaux embarqués dans la locomotive témoigne des incertitudes et possibles technologiques du milieu du XIXe siècle. Comment expliquer l’intérêt suscité par ce projet alors même que le travail des animaux, à commencer par celui des chevaux, est de plus en plus considéré comme peu rentable et alors même que l’adoption de la machine à vapeur tend à devenir la principale source d’énergie du pays ? En explorant ce projet technique avorté on entrevoit combien la France industrielle naissante tarde à adopter le charbon et les nouvelles sources d’énergie fossiles.

Généalogie de l’hipprômique

Le mécanicien Dorso demeure globalement inconnu, mais il appartient à la vaste nébuleuse de ceux qui se passionnent pour les transports mécanisés au milieu du XIXe siècle. Présenté comme « ingénieur civil » ou « ingénieur mécanicien », il est pourtant absent des annuaires des principales écoles d’ingénieurs et n’est pas membre de la Société des ingénieurs civils de France3.

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